L'histoire du domaine
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Le Manoir de la Vieille Douve est une ancienne demeure seigneuriale datant du XVᵉ siècle.
René Cormier, comte de Fontenelle, a acheté une partie de la maison seigneuriale et le domaine de la Douve le 2 juillet 1565 pour une valeur de 600 livres et 12 écus en vin de marché.
Le manoir était un fort manoir médiéval, entouré de fossés, il constituait un ensemble seigneurial important, avec basse-cour, jardins et dépendances, réserves d'eau et de chasse, typique de l'architecture défensive et résidentielle de l'époque.
Le bourg du Bourg d'Iré, au moment de la construction du Manoir de la Vieille Douve au XVe siècle, était un village médiéval typique de l'Anjou, marqué par une organisation féodale et une activité principalement agricole.
À cette époque, la région était sous l'influence des seigneurs locaux, dont la famille d'Armaillé, qui possédait le manoir et les terres environnantes.
Le village s'est développé autour de la Verzée, une rivière qui traversait (et traverse toujours) la commune, et qui a joué un rôle important dans la vie quotidienne et économique du bourg. Les chemins et voies de communication de l'époque reliaient le Bourg d'Iré aux villages et hameaux voisins, facilitant les échanges et le commerce local. La présence de fossés, de ponts-levis et de tours au manoir témoigne de l'insécurité relative de la période, où les seigneurs devaient protéger leurs biens et leurs habitants.
La Douve, ancien fief relevant de la Roche d'Iré, est constitué et agrandi progressivement au XVIᵉ siècle par René Cormier de Fontenelles à la suite de rachats successifs de droits successoraux (1565 et 1576).
La seigneurie demeure ensuite dans la famille Cormier, puis passe par héritage à Françoise Cormier, veuve de Jacques Grandet, appelée la Dame de la Douve.
Sur l'acte de succession, le Manoir est décrit comme « la maison seigneuriale de la Douve consistant en grand corps de logis, maisons, granges, vergers, jardins, issues, prés, pâtures, terres labourables et non labourables, réservoirs à mettre poisson, marais. »
Au XVIIIᵉ siècle, le Manoir appartient à la famille Gourreau de la Blanchardière, avant d'échoir par alliance au comte Henri d'Armaillé. Celui-ci fait reconstruire un élégant château à quelques dizaines de mètres du Manoir.
La date de 1694 inscrite sur le logis du manoir, n'est pas celle de sa construction mais celle d'une transformation notoire du manoir devenu la gentilhommière du comte.